Parallèlement à l'éducation qu'elle avait reçue à l'école, il y avait eu aussi celle acquise à Dar Maalama et lors des soirées familiales auprès de ses parents.
Avec son père, camarade de classe de H. Bourguiba, elle découvre l'importance du journalisme écrit et radiophonique ainsi que l'avantage de pratiquer une lecture comparative pour une information de qualité comme elle avait appris auprès de son oncle Abdessalem, qui avait beaucoup compté pour elle, l'importance des sciences et de la rationalité.
De cette formation, elle découvrira l'urgence de se battre contre le colonialisme et s'engage pour la cause des femmes.
Son livre Itinéraire (Apollonia) Prix Didon d'Or 2002, a un style qui est très proche de L'amour, la fantasia d'Assia Djebbar (JCLattès, 1985). Si celui-ci est écrit en français, c'est parce que, comme pour beaucoup de femmes de ces générations, la langue française est dit-elle, "la seule que je connaisse à fond. Je fus de ceux et celles qui apprirent en premier lieu, à l'école, qu'autrefois, notre pays s'appelait la Gaule et ses habitants les gaulois..... L'on évoluait d'emblée dans un monde qui n'était pas le nôtre et qui tendait petit à petit à nous faire oublier que nous étions des Tunisiens, des arabes et des musulmans".
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